Pour soutenir le développement économique du Québec
Afin de répondre à la demande croissante des marchés québécois et ontarien pour le gaz naturel qui remplace avantageusement l'huile de chauffage, le mazout et le charbon, un investissement global de 840M$ sera déboursé pour la construction et l’exploitation du port méthanier de Rabaska. Ce montant comprend le coût de construction du terminal, 775M$, et celui du gazoduc pour 65M$, qui reliera le terminal au réseau de transport transcanadien existant à partir du poste de gazoduc situé à Saint-Nicolas.
Rabaska a commencé à acheter des terrains à Lévis pour construire son futur terminal méthanier. Jusqu'à maintenant, cinq propriété ont été achetées. Rabaska a investi quelque 3 millions de dollars dans l'achat de terrains. En tout, les promoteurs comptent mettre la main sur 18 terrains pour permettre la construction du terminal.
Le président de Rabaska, André L'Ecuyer, admet que la crise financière retarde le projet. Toutefois, il soutient que le projet n'est pas compromis.
Puisque toutes les étapes réglementaires ont été franchies, et ce, avec succès, Rabaska est présentemment à la recherche d'approvisionnement en gaz naturel liquéfié. La signature de ce contrat déterminera la date de la mise en chantier et de la mise en opération du terminal.
« Il faut dire que les partenaires voient le projet comme un projet à long terme, sur 30 ans, alors même si on est malheureux de la situation actuelle, on garde espoir de réaliser le projet et c'est pour ça qu'on achète les terrains quand c'est nécessaire », mentionne M. L'Ecuyer.
Devant le quasi-monopole de l’Ouest canadien comme unique source d’approvisionnement et l’engouement actuel pour le gaz naturel, Rabaska devient un facteur de diversification des approvisionnements en gaz naturel pour la clientèle du Québec et de l'Est de l'Ontario, rendant ainsi plus compétitive cette ressource tout en la maintenant à un prix juste et raisonnable.
La fonction d'un terminal méthanier est de recevoir des navires-méthaniers, de décharger leur cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL), d'entreposer temporairement celui-ci dans des réservoirs avant de le vaporiser, c'est-à-dire de le ramener à son état gazeux original. Celui-ci sera ensuite expédié en continu vers le réseau de transport interprovincial puis vers les réseaux de distribution québécois et ontarien.
Vous pouvez consulter la liste des projets selon les régions administratives du Québec.Faites votre sélection ci-bas.